On considère la fonction f définie sur [0;+∞[ par f(x)=x+42x+3.
Question 1
Partie A Calculer f′(x) sur [0;+∞[
Correction
f est dérivable sur [0;+∞[. On reconnait la forme (vu)′=v2u′v−uv′ avec u(x)=2x+3 et v(x)=x+4. Ainsi u′(x)=2 et v′(x)=1. Il vient alors que : f′(x)=(x+4)22×(x+4)−(2x+3)×1 équivaut successivement à : f′(x)=(x+4)22x+8−2x−3
f′(x)=(x+4)25
Question 2
En déduire les variations de f sur [0;+∞[
Correction
Nous savons que : f′(x)=(x+4)25 Pour tout réel, le numérateur 5 est strictement positif ainsi que le dénominateur (x+4)2est strictement positif. Il en résulte que : f′(x)>0. Nous traduisons cela dans un tableau de variation :
Question 3
Partie B Soit la suite (un) définie par u0=0 et un+1=un+42un+3 qui s'écrit également f(un)=un+1
Démontrer par récurrence que pour tout entier naturel n , on a 0≤un≤1.
Correction
Pour tout entier naturel n, posons la propriété Pn:0≤un≤1 Etape d'initialisation On sait que u0=0 et que 0≤u0≤1 . La propriété P0 est vraie. Etape d'hérédité On suppose qu'il existe un entier k tel que la propriété Pk soit vraie c'est-à-dire 0≤uk≤1 et vérifions si la propriété est également vraie au rang k+1 c'est-à-dire 0≤uk+1≤1 Par hypothèse de récurrence : D'une part : uk≥0 donc 2uk+3≥0 et uk+4≥0 . Ainsi uk+42uk+3≥0 donc uk+1≥0 D'autre part, calculons uk+1−1 puis étudions le signe de uk+1−1. uk+1−1=uk+42uk+3−1 équivaut successivement à : uk+1−1=uk+42uk+3−uk+4uk+4 uk+1−1=uk+42uk+3−(uk+4) uk+1−1=uk+42uk+3−uk−4 uk+1−1=uk+42uk+3−uk−4 uk+1−1=uk+4uk−1 , or par hypothèse de récurrence, on a 0≤uk≤1. Donc uk+4>0 et uk−1≤0, donc uk+4uk−1≤0. Finalement uk+1−1≤0 d'où uk+1≤1 On a montré que uk+1≥0 et uk+1≤1, il vient alors que 0≤uk+1≤1 Ainsi la propriété Pk+1 est vraie. Conclusion Puisque la propriété P0 est vraie et que nous avons prouvé l'hérédité, on peut en déduire, par le principe de récurrence que pour tout entier naturel n, on a Pn vraie, c'est à dire que pour tout entier naturel n, on a bien 0≤un≤1 .
Question 4
Démontrer que la suite (un) est bien définie et qu'elle est croissante.
Correction
On a montré que 0≤un≤1 ce qui permet d'affirmer que un+1=un+42un+3 est bien définie car le dénominateur ne peut pas s'annuler.
Pour déterminer le sens de variation de la suite (un), on va procéder par récurrence.
Tout d'abord, calculons u1=u0+42u0+3=43 Pour tout entier naturel n, posons la propriété Pn:un+1≥un . En effet si un+1≥un alors un+1−un≥0, ce qui signifie que la suite (un) est croissante. Etape d'initialisation On sait que u0=0 et u1=43 ainsi u1≥u0. La propriété P0 est vraie. Etape d'hérédité On suppose qu'il existe un entier k tel que la propriété Pk soit vraie c'est-à-dire uk+1≥uk et vérifions si la propriété est également vraie au rang k+1 c'est-à-dire uk+2≥uk+1 Par hypothèse de récurrence : uk+1≥uk . Or la fonction f est croissante sur [0;+∞[, ainsi f(uk+1)≥f(uk) , l'ordre est donc conservé. uk+2≥uk+1 Ainsi la propriété Pk+1 est vraie. Conclusion Puisque la propriété P0 est vraie et que nous avons prouvé l'hérédité, on peut en déduire, par le principe de récurrence que pour tout entier naturel n, on a Pn vraie, c'est à dire que pour tout entier naturel n, on a bien un+1≥un . Autrement dit, la suite (un) est croissante.
Question 5
Que peut-on en déduire ?
Correction
Une suite décroissante et minorée est convergente, elle admet donc une limite finie.
Une suite croissante et majorée est convergente, elle admet donc une limite finie.
La suite (un) est croissante et majorée par 1. Il en résulte que la suite (un) est convergente vers une limite réelle notée l.
Question 6
Partie C On considère la suite (vn) définie par : vn=un+3un−1 . On admet que (vn) est bien définie.
vn+1=2un+3+3un+122un+3−un−4 vn+1=5un+15un−1 vn+1=51(un+3un−1) . Autrement dit :
vn+1=51vn
vn est une suite géométrique de raison q=51 et de premier terme v0=u0+3u0−1=−31
Question 7
En déduire le terme général vn en fonction de n.
Correction
L'expression de vn en fonction de n est donnée par la formule
vn=v0×qn
Ainsi :
vn=(−31)×(51)n
Question 8
Déterminer l'expression de un en fonction de vn.
Correction
On sait que : vn=un+3un−1 Ainsi : vn×(un+3)=un−1 vn×un+3×vn=un−1 vn×un−un=−3×vn−1 un×(vn−1)=−3×vn−1 Ainsi :
un=vn−1−3vn−1
Question 9
En déduire un en fonction de n.
Correction
Comme un=vn−1−3vn−1 et vn=(−31)×(51)n, il en résulte que :
un=(−31)×(51)n−1−3×(−31)×(51)n−1
Question 10
En déduire la limite de la suite (un).
Correction
Si −1<q<1 alors n→+∞limqn=0.
Si q>1 alors n→+∞limqn=+∞.
Comme −1≤51≤1 alors : n→+∞lim(51)n=0 ainsi n→+∞lim−3×(−31)×(51)n=0 donc n→+∞lim−3×(−31)×(51)n−1=−1 n→+∞lim(51)n=0 ainsi n→+∞lim(−31)×(51)n=0 donc n→+∞lim(−31)×(51)n−1=−1 Ainsi : n→+∞lim(−31)×(51)n−1−3×(−31)×(51)n−1=1 Finalement :
n→+∞limun=1
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