(un) est définie par u0=1 et pour tout entier naturel n, on a : un+1=un+2n+3 .
Question 1
Etudiez le sens de variation de la suite (un).
Correction
Pour tout entier naturel n, on a : un+1=un+2n+3. Il en résulte donc que : un+1−un=2n+3. Comme n est un entier naturel, alors n≥0 ce qui signifie que 2n≥0 et enfin 2n+3≥3. Ainsi : 2n+3≥0 Il vient alors que : un+1−un≥0. La suite (un) est donc croissante.
Question 2
Démontrer que pour entier naturel n, on a : un>n2.
Correction
Pour tout entier naturel n, posons la propriété Pn:un>n2 Etape d'initialisation On sait que u0=1 et que u0>02 . La propriété P0 est vraie. Etape d'hérédité On suppose qu'il existe un entier k tel que la propriété Pk soit vraie c'est-à-dire uk>k2 et vérifions si la propriété est également vraie au rang k+1 c'est-à-dire uk+1>(k+1)2 Par hypothèse de récurrence : uk>k2 , on rajoute 2k+3 de part et d'autre de l'égalité (notre objectif est de faire apparaitre dans le membre de gauche uk+1) uk+2k+3>k2+2k+3 Ainsi : uk+1>(k2+2k+1)+2 . Or k2+2k+1=(k+1)2 D'où : uk+1>(k+1)2+2. On peut alors écrire que : uk+1>(k+1)2+2>(k+1)2 D'où : uk+1>(k+1)2. Ainsi la propriété Pk+1 est vraie. Conclusion Puisque la propriété P0 est vraie et que nous avons prouvé l'hérédité, on peut en déduire, par le principe de récurrence que pour tout entier naturel n, on a Pn vraie, c'est à dire que pour tout entier naturel n, on a bien un>n2 .
Question 3
En déduire la limite de la suite (un).
Correction
On vient de démontrer que pour entier naturel n, on a : un>n2. Or : n→+∞limn2=+∞ On a donc : n→+∞limn2=+∞ et un>n2 . D'après le théorème de comparaison :
n→+∞limun=+∞
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